Au revoir François !
Ce soir, la France comptera certainement un chômeur de plus.
Il le sait depuis quelque temps déjà.
Il a même pris la peine de s’organiser une tournée d’adieux dans les médias… et « un moment convivial » avec ses collègues.
Ne vous y trompez pas : je suis entrepreneur. Forcément ulcéré par cette instabilité politique permanente, parfois pas loin d’être découragé de nous trouver si seuls à porter une vision long terme pour notre pays.
👉 Ce soir, nous n’aurons plus de gouvernement.
👉 Mercredi, la France sera bloquée.
👉 Huit jours plus tard aussi.
Et peut-être bien plus que ça, si les appels à « mettre le boxon » continuent de se multiplier. Une sorte de suicide collectif… qui ne satisfera que quelques ambitions personnelles.
Mais comment pourrait-il en être autrement ?
François Bayrou met son gouvernement en jeu sur une proposition de budget insensée.
Celui qui, dès 2007, alertait sur la dette abyssale de la France, se révèle incapable de faire mieux. Le constat est sans appel : ceux qui, depuis des décennies, nous ont poussés à dépenser plus que ce que nous avions… n’ont aucune idée pour nous en sortir.
Non seulement plus personne ne nous propose de projet de société, pas d’« après-demain » qui nous ferait accepter un « demain » plus difficile (les politiques semblent oublier que l’austérité n’est pas une vision d’avenir).
Mais en plus… on nous divise.
👉 Il y a deux mois, Bayrou stigmatisait les jeunes. Génération feignasses, ça sonnait bien dans les discours.
👉 Aujourd’hui, ce sont les boomers qui sont visés : Papi et Mamie s’en mettent plein les fouilles et ne dépensent pas assez !
Demain, ce sera qui ? Les genres ? Les ethnies ? Les régions ? Quand il s’agit de trouver des excuses, la créativité politique devient soudainement sans limite.
Au revoir François, donc.
Tout ça n’est pas seulement ta faute, cela fait des décennies que nos dirigeants font n’importe quoi avec notre argent.
Mais oui, on était en droit d’espérer mieux.
Mieux que des phrases stigmatisantes.
Mieux que la suppression de deux jours fériés pour « redresser » notre compte en banque collectif.
Je te laisse, faut que je bosse. Parce que même si on a de moins en moins de profs et de médecins (chez nous, les urgences ne prennent même plus les urgences !), mes impôts augmentent sans cesse.
À la revoyure, François. Je ne doute pas que tu sauras rebondir vite.
👉 Et vous, qu’en pensez-vous ?
La France mérite mieux que des rustines budgétaires.
Quel projet collectif seriez-vous prêts à porter pour redonner confiance dans l’avenir ?